projet constructif BIM construction

Avec la montée en charge du passif, le monde de la construction prend actuellement un nouveau virage, en visant un niveau de détails inédit. Il en résulte un impératif de coordination accrue de l’ensemble des acteurs. C’est pourquoi, la circulation des informations prend désormais une dimension incontournable dans la conduite d’un projet constructif. Une évolution qui est particulièrement en phase avec l’émergence du concept BIM (Building Information Modeling ou Modélisation des Données du Bâtiment).

Il s’agit d’une méthodologie de travail qui favorise l’interopérabilité et la dimension collaborative d’un projet, depuis les premières esquisses jusqu’aux travaux. Grâce aux différents process du BIM, chaque corps de métier peut intervenir sur une maquette numérique dédiée à son lot et partagée en réseau. Les modifications du projet se conforment à la feuille de route méthodologique proposée par le BIM Manageur. Les éventuels obstacles liées aux formats de fichiers différents par exemple, auront été soulevés au départ du projet BIM, de sorte que le BIM Manageur puisse proposer la road map qui garantira les échanges attendus entre partenaires du projet. Contrairement à AutoCAD, les éléments graphiques d’une maquette BIM sont liés à des données techniques, précise Thierry Minchella, BIM Manager. Lorsqu’une modification est proposée, on peut donc en estimer les impacts, sous un angle architectural mais aussi technique”. Par exemple, il est possible de mesurer l’effet d’une variation de l’épaisseur d’un isolant. Naturellement, il est aussi possible de produire des plans instantanément, suite à d’éventuels changements.

“Clash detecting”

Une fois les modifications validées, la synthèse est réalisée au sein de la MN (Maquette Numérique) globale dite Master, toute discipline confondue, pouvant alors être soumise à un “clash detecting”. En clair, le logiciel vérifie qu’il n’y a aucun conflit entre lots techniques et ce, dès l’étude et bien avant le lancement du chantier. Ce travail de synthèse permet d’entériner chaque étape du projet. Et grâce à cette conception partagée, le maître d’ouvrage disposera aussi d’une maquette numérique TQC “Tel Que Construit”, facilitant la gestion de son patrimoine par la suite.

Mais avant cela, la maquette aura permis aux entreprises de disposer de documents graphiques et écrits précis pour réaliser les travaux. Le BIM permet de réduire le risque d’aléas en moyenne de 30 à 5 % sur le chantier” souligne Thierry Minchella. 

L’enjeu est de taille, dans la mesure où une erreur à rattraper durant les travaux, c’est du temps et de l’argent perdus. C’est surtout la performance globale du bâtiment qui peut être remise en question. Une problématique à laquelle tous les acteurs du passif sont particulièrement sensibles…

Pour en savoir plus sur l’application du BIM au secteur de l’architecture et de la construction, voici le témoignage de Gueudry Construction :

Sources : Valeur énergie, dossier BIM, décembre 2015 avec Pascal Gontier architecte, Catherine Jacquot, Présidente du Conseil National de l’Ordre des Architectes, Thierry Minchella, BIM Manager.

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