Robotisation des systèmes ERP, une priorité stratégique ?

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Au moment d’aborder l’ère de la transformation numérique, les entreprises voient leurs systèmes ERP les freiner. Bien que trentenaires, et ayant la réputation d’être difficiles à manager, ils essayent pourtant de se redynamiser via le cloud computing.

Parallèlement, lors des récents Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang, des robots skieurs s’affrontaient sur la piste. La révolution robotique est bel et bien une réalité. Les robots sont présents dans tous les domaines, ils montent en puissance et œuvrent déjà pour le maintien des systèmes existants et le développement des nouveaux.

Face à ce double phénomène, les entreprises, déçues des systèmes ERP mis en place pour une gestion efficace de leur transformation numérique, profiteront de l’essor de l’innovation de la robotique pour asseoir leur réinvention digitale.

La nécessaire redynamisation des systèmes ERP

Dans les années 90, les refontes de processus (BPR) s’appuyaient sur les ERP, sans inclure encore internet. Quelques années plus tard, ce sont de jeunes sociétés (les startup) qui provoquent le boom internet, motivent les investisseurs, les dirigeants, les universitaires, jusqu’à la surenchère et l’éclatement de cette nouvelle économie.

 

L’Histoire, un éternel recommencement ? Aujourd’hui, ce sont généralement les jeunes entreprises sans expérience en matière d’ERP qui choisissent les solutions cloud. La transformation digitale consomme à nouveau rapidement les capitaux dans les technologies cloud, la mobilité ou encore le big data, tandis que les systèmes ERP tombent dans une forme de disgrâce. Or, pour ces systèmes complexes et fondamentaux, les services managés passent l’essentiel de leur temps à corriger des anomalies, sans pouvoir répondre aux évolutions réclamées par les métiers, tout en devant garantir impérativement la qualité de service attendue.

 

Les robots au secours des systèmes ERP

Robotisation des systèmes ERP

Face à ces enjeux, les robots sont essentiels. Les outils de monitoring automatisés, fonctions prédictives, autodiagnostics et self-services aptes à la résolution de problèmes sont d’ores et déjà vitaux. Et la robotisation doit anticiper l’adoption du cloud computing qui complexifie encore les transactions.

Les systèmes informatiques et robotiques ont toujours évolué en parallèle, tandis que les applications ERP et robots doivent converger. L’automatisation des processus robotisés (RPA) est une technologie basée sur des robots logiciels et des agents robotiques (bots). Ces robots modulaires, intelligents, inter-fonctionnels vont transformer les systèmes ERP. Les bénéfices attendus se trouvent dans le transfert aux robots des tâches répétitives et non prioritaires, la gestion des erreurs, etc… L’objectif de l’automatisation est de réduire le temps passé à gérer les applications, de sorte que les spécialistes ERP se recentrent sur des activités à plus haute valeur ajoutée.

Cette opportunité demande aux décideurs un dynamisme entrepreneurial majeur. Les écoles d’ingénieurs ouvrent des cursus pour former des roboticiens. Une culture mixte entre générations ERP et robots devrait se forger dans le creuset de campus conjoints entre DSI/ESN et startups.

 

La transformation numérique incite ERP et robots à cohabiter en bonne intelligence. Même s’il reste du chemin à faire pour construire et encadrer, le but est d’ouvrir les systèmes ERP à plus d’automatisation. L’amélioration résultant du service à la clientèle donnera aux services managés un point différenciant. Par-delà leur fonction de cœur du Système d’Information, les systèmes ERP créeront les conditions d’innovation pour l’avenir des entreprises.

La robotisation des systèmes ERP se replace comme prioritaire et facteur du cloud computing. Faute de tels choix, les entreprises risquent l’essoufflement et la marginalisation. Leurs systèmes ERP, bien qu’omniprésents, seraient en effet impuissants à se renouveler.

Marc ROSE-QUIMINAL & Charles PEIGNEY, Chefs de projet chez Prodware.

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One Comment

  • Craftine dit :

    J”ai travaillé dans cette usine il y a longtemps. Les 14 000 employés, ça date d”il y a drôlement longtemps ( + de 40 ans)A l”époque, les salaires n”étaient pas si mal, avec les avantages du CE. Bien sur, tout ça s”est certainement réduit. L”emploi industriel est surtout tué par la robotisation. Comme partout, les syndicats sont de plus en plus minoritaires et ne finissent par représenter qu”eux-même, surtout la CGT. Néanmoins, chapeau à ce monsieur d”avoir secoué le ministre,ça doit pas lui arriver souvent et ne peut que lui faire du bien. Il faudrait une piqure de rappel ( pas que pour M Lemaire) tous les jours.

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