La crise sanitaire a précipité la transformation numérique de nombreuses organisations et a mis en exergue des besoins accrus quant au pilotage financier de ces dernières, notamment en matière d’anticipation, de prédictibilité et de gestion de trésorerie.

Si l’activité économique a redémarré et que la vie des entreprises reprend progressivement son souffle, les répercussions de la crise sanitaire sur la transformation numérique sont sans précédent. La capacité des ETI à disposer de meilleurs outils de pilotage de trésorerie en est l’une des premières conséquences. Inutile de préciser que ces besoins trouvent leurs réponses dans la capacité à produire des données fiables, consolidées et mises à jour afin d’anticiper les risques et couvrir les créances.

Dans tout pilotage financier, c’est de facto la mise en perspective des données comptables qui en sublime leur valeur. Cette crise a ainsi mis en évidence l’urgence des besoins d’implémentation d’outils facilitant le workflow et les circuits de décision. Au cœur de cette transmutation, les fonctions financières et comptables se libèrent de leurs modes de fonctionnement usuels et se modernisent. Dans des structures de taille importante, ce pari peut sembler risqué et suppose de s’affranchir des frontières générationnelles et logicielles. Il n’est cependant pas impossible.

Le nouveau visage du directeur financier

Dans la perspective de la transformation numérique, l’entreprise doit être considérée comme une collection d’individus dont les modes de fonctionnement évoluent au rythme des générations. Si les directeurs financiers avaient jusque-là des profils de comptables, ils laissent progressivement la place à des jeunes tout droit sortis d’écoles de commerce. Cette nouvelle génération dispose d’un esprit entrepreneurial aiguisé et considère que la flexibilité et l’expérience recherchée dans les outils sont des conditions non négociables dans l’exercice de leur fonction. Pour eux, le pilotage financier se fait au travers de tableaux de bord, d’analyse prédictive et d’outils transversaux qui leur permettent de maîtriser tant les risques en matière de cybersécurité, la « business intelligence » que les problématiques inhérentes à la protection des données.

Les directeurs financiers deviennent donc garants d’une nouvelle culture « data » au sein de leur service et de modes de collaboration plus modernes. Pour les ESN, l’enjeu est de se positionner davantage comme conseillers qu’intégrateurs de solutions. Et donc d’accompagner des clients dans leur croissance, leur proposer des outils sur-mesure sans qu’ils aient à se préoccuper des besoins d’infrastructure et suivre pour eux leurs indicateurs et problématiques au quotidien. Cette démarche permet, entre autres, d’anticiper les risques ou d’adapter les outils en cas de fusion, acquisition, etc.

Des outils comptables qui s’affranchissent des frontières

L’arrivée de Fintech en France sur le marché des PME, comme l’illustre la levée de fonds de plus de 80 millions d’euros en mai dernier de l’éditeur de solutions de trésorerie Agicap, n’est pas un signal faible. Il indique non seulement que l’interopérabilité des solutions est désormais la norme et que la libération des frontières pour les données financières d’un outil à l’autre est une condition non négociable au pilotage financier. Des éditeurs comme Sage ont par exemple compris que l’expérience utilisateur est aujourd’hui prioritaire, en proposant aux directions financières l’accès à sa suite FRP 1000 en SaaS single-tenant via un partenariat avec Amazon Web Services.

Le mouvement que nous avons pu observer vers le cloud dans le marché de la paie n’en est ici qu’à ses débuts dans la comptabilité. Apporter de nouvelles perspectives et conseiller habilement les directeurs financiers, trésoriers et contrôleurs de gestion est une priorité. Dans le même temps, en indiquant souhaiter devenir une « SaaS Company », Sage ancre son positionnement comme acteur de référence au cœur de la transformation numérique des entreprises. Et nul n’est censé ignorer qu’une transition vers le cloud apporte un confort sans pareil aux métiers ainsi qu’une flexibilité hors pair.

Thierry Delhommais, Directeur de la Division Sage chez Prodware

Article initialement paru sur Lemondeduchiffre.fr

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De formation commerciale, Thierry Delhommais évolue dans l’IT depuis de nombreuses années.
Après avoir fait ses armes comme Ingénieur d’Affaires chez des intégrateurs et éditeurs de logiciels métier (Automobile, Professions juridiques…), il a naturellement évolué vers le management et pris des fonctions de Directeur Commercial, puis de Directeur de Division.
Il a rejoint Prodware en février 2017 en tant que Directeur des Activités Sage.

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