Transformation numérique : État et entreprises, même combat ?

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Transformation numérique : État et entreprises

Dans son rapport public annuel publié début février, la Cour des comptes s’est penchée sur la transformation numérique de l’État. L’appel du pied est particulièrement appuyé : l’État doit mettre en place des changements radicaux, au-delà des enjeux techniques, pour “changer de siècle”. 

Parmi les principaux chantiers identifiés par les “sages” de la Cour des comptes : dépasser le simple champ technique de la transformation digitale pour s’attaquer aux racines profondes de la résistance au changement c’est-à-dire la culture du digital et les modes d’organisation.

 

L’État plateforme, une stratégie gagnante mais insuffisante ?

Oui, ces mesures structurent les services publics de demain

L’État plateforme est un modèle de gouvernance ouvert qui fournit à l’ensemble des parties prenantes (acteurs privés, membres de la société civile et entités publiques) des ressources pour créer de nouveaux services d’intérêts communs. Parmi ces ressources se trouvent les données publiques et les infrastructures informatiques telles que les API.

Dans son rapport, la Cour salue plusieurs initiatives, allant dans cette direction. La plupart ont notamment été mises en place sous l’impulsion d’Axelle Lemaire, lorsqu’elle était Secrétaire d’État chargée du Numérique :

  • Ouverture des données publiques (open data), accentuée par la loi pour une République Numérique d’Axelle Lemaire en 2016 et gérée par l’administrateur général des données Henri Verdier ;
  • Promotion du logiciel libre ;
  • Développement des “startups d’État” ;
  • RIE (Réseau Informatique de l’État) créé par la DINSIC en 2011 ;
  • API d’État comme France Connect, Open Fisca, …

Non, il faut dépasser le champ technique

Nous le savons, la restructuration de l’infrastructure de l’État est lourde. Rénover un tel Système d’Information nécessite des besoins financiers et humains massifs pour la Cour des comptes. Même si nous savons que ce n’est pas toujours le cas. Par ailleurs, comme traité dans différents articles sur ce blog (La transformation digitale est-elle un extrémisme , Transformation digitale des ETI : enfin une prise de conscience), atteindre le sommet de la transformation digitale c’est emprunter 3 voies différentes :

  • La voie technologique ;
  • La voie culturelle ;
  • La voie structurelle.

Un triptyque du changement qui se retrouve dans les recommandations de la Cour des comptes : “Il faut faire connaître le potentiel et les méthodes de la transformation digitale au-delà des sphères spécialisées. La révolution numérique ne se réduit pas à la numérisation des procédures existantes”.

Autrement dit, dépasser la simple dimension technologiquepour faire évoluer l’action publique vers un modèle reposant sur des “communs numériques” (données, logiciels, services numériques, API) qui s’intègrent pour offrir d’autres services de manière plus agile et réactive“.

On le voit, la transformation digitale nécessite des changements radicaux qui vont plus loin qu’une simple prise de conscience. Un constat valable pour l’ensemble des acteurs décidés à “changer de siècle”.

Les équipes Prodware agissent sur ces trois volets de la transformation digitale, n’hésitez pas à nous contacter.

 

Échangeons sur votre transformation numérique

 

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